
Le mardi 19 mai 2026, le groupe Stellantis a officialisé l’un des projets industriels les plus attendus de la décennie : E-Car, une petite voiture électrique européenne dont le prix de lancement visera la barre symbolique des 15 000 €. Une annonce qui pourrait bien rebattre les cartes du marché de l’électrique abordable en France et sur tout le Vieux Continent.
Avec le projet E-Car, Stellantis répond à un constat partagé par toute l’industrie : les véhicules électriques restent trop chers pour la majorité des ménages européens. Le prix moyen d’une voiture électrique neuve dépasse encore les 35 000 € en 2026, un seuil qui freine clairement l’adoption malgré le durcissement des normes environnementales et le retour d’un bonus écologique pouvant atteindre 5 700 € pour les modèles les plus vertueux.
Le « E » de E-Car prend tout son sens : Européen, Émotionnel, Électrique et Écologique. Quatre piliers qui résument la philosophie d’un véhicule pensé pour la circulation urbaine quotidienne, à la fois compact, simple et économique à l’usage.
La production de la future Stellantis E-Car sera confiée à l’usine historique de Pomigliano d’Arco, en Campanie, qui assemble actuellement la mythique Fiat Panda. Ce choix industriel a plusieurs significations :
Plusieurs marques du groupe seront impliquées dans le projet, à commencer par Fiat et Citroën. Une stratégie de plateforme partagée qui permettra d’amortir les coûts de développement et de proposer plusieurs variantes stylistiques à partir d’une même base technique.
Pour atteindre l’objectif de prix, Stellantis revendique une inspiration assumée : les kei cars, ces toutes petites voitures japonaises ultra-pratiques conçues pour la ville. Leur philosophie repose sur la simplicité mécanique, le gabarit réduit et une consommation minimale, autant de leviers qui s’adaptent parfaitement à un véhicule électrique pensé pour les trajets urbains et périurbains.
Pour les conducteurs hexagonaux, l’arrivée d’une petite citadine électrique à moins de 15 000 € est une excellente nouvelle. Combinée au bonus écologique revalorisé en 2026, la facture finale pourrait descendre sous les 10 000 € pour les ménages les plus modestes, à condition que la E-Car coche toutes les cases en matière de production européenne et d’empreinte carbone.
Trois bénéfices concrets à retenir :
2028 reste encore loin, et le marché de l’électrique évolue très vite. Si votre véhicule actuel est en fin de vie ou si votre commune restreint déjà la circulation des thermiques anciens, attendre deux ans n’est pas toujours raisonnable. Plusieurs alternatives intéressantes existent dès aujourd’hui : la Renault Twingo E-Tech, la Citroën ë-C3 sous les 25 000 €, ou encore la Dacia Spring qui reste l’une des électriques les plus accessibles du marché.
En revanche, si vous pouvez patienter et que vous cherchez une seconde voiture pour la ville, la Stellantis E-Car mérite que vous gardiez un œil sur son évolution. Son rapport prix-équipement-services pourrait bien faire d’elle la révélation de la fin de la décennie.
Avec ce projet, Stellantis envoie un message clair : la voiture électrique pour tous n’est plus un slogan, mais une réalité industrielle en construction. La Stellantis E-Car incarne cette ambition de réconcilier mobilité décarbonée et pouvoir d’achat, deux priorités qui n’ont jamais été aussi compatibles.
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