
Depuis le 1er juillet 2026, une nouvelle étape de la fiscalité automobile est entrée en vigueur : certaines voitures électriques ne sont plus totalement exonérées de la taxe sur la masse en ordre de marche, plus connue sous le nom de malus au poids. Une petite révolution, car jusqu’ici les modèles 100 % électriques échappaient systématiquement à cette pénalité. On vous explique concrètement ce qui change, qui est concerné, et comment savoir si votre future électrique risque la note.
Instaurée le 1er janvier 2022, la taxe sur la masse en ordre de marche s’applique aux voitures particulières, camionnettes et pick-up dont le poids dépasse un seuil fixé par la loi. Ce seuil n’a cessé de baisser : établi à 1 799 kg au départ, il est désormais fixé à 1 500 kg depuis le 1er janvier 2026. Autrement dit, tout kilo au-delà de 1 499 kg peut être taxé.
Le principe est simple : plus une voiture est lourde, plus elle consomme d’énergie et de matières premières, plus elle est pénalisée à l’achat. Cette taxe s’ajoute, le cas échéant, au malus écologique classique calculé sur les émissions de CO2.
Jusqu’au 30 juin 2026, toutes les voitures électriques étaient exonérées, sans condition. Depuis le 1er juillet, la règle se durcit : les modèles électriques qui n’obtiennent pas un score environnemental minimal, en application du décret du 24 juin 2025 relatif aux véhicules à faible empreinte carbone, deviennent redevables du malus au poids.
Bonne nouvelle toutefois : ces électriques bénéficient d’un abattement de 600 kg sur leur masse. Concrètement, on retire 600 kg au poids de la voiture avant d’appliquer le barème, afin de tenir compte du poids des batteries. Résultat : un modèle électrique doit peser plus de 2 100 kg (1 500 kg + 600 kg d’abattement) pour commencer à être taxé. La grande majorité des citadines et des SUV compacts électriques passe donc encore largement à travers les mailles du filet.
Le vrai enjeu, c’est l’éco-score (ou score environnemental) attribué par l’ADEME. Ce score évalue l’empreinte carbone du véhicule sur l’ensemble de son cycle : production, lieu de fabrication, matériaux, batterie, recyclage. C’est déjà lui qui conditionne l’accès au bonus écologique.
Les voitures électriques qui décrochent un score environnemental suffisant restent totalement exonérées du malus au poids, quel que soit leur gabarit. À l’inverse, les modèles qui échouent à ce test, souvent des véhicules fabriqués hors d’Europe avec une empreinte carbone plus lourde, basculent dans le champ de la taxe. La mesure vise donc autant à contenir l’inflation du poids des voitures qu’à favoriser une production plus vertueuse et plus locale.
Pour les véhicules concernés, la taxe se calcule par tranches, selon le barème suivant :
Ce barème s’applique après déduction des éventuels abattements. Pour une électrique non éco-scorée, c’est donc bien la masse diminuée de 600 kg qui sert de base au calcul.
Les motorisations hybrides ne sont pas oubliées. Les hybrides rechargeables (PHEV) sont soumis au malus au poids depuis le 1er janvier 2025, mais conservent un abattement de 200 kg (dans la limite de 15 % de leur masse) lorsque leur autonomie électrique dépasse 50 km. Les hybrides simples gardent un abattement de 100 kg. En revanche, les micro-hybrides perdront le leur dès le 1er janvier 2027 : un durcissement à anticiper si vous lorgnez ce type de motorisation.
Certains automobilistes conservent des avantages. Les familles nombreuses (au moins trois enfants) bénéficient d’un abattement de 200 kg sur un véhicule d’au moins cinq places, applicable à une seule voiture du foyer et une fois tous les deux ans. Les sociétés profitent quant à elles d’un abattement porté de 500 à 600 kg sur les véhicules d’au moins huit places. À noter enfin : le plafonnement du cumul des malus (CO2 + poids), aujourd’hui limité à 70 000 €, disparaîtra au 1er janvier 2028.
Avant de signer pour une voiture électrique lourde (grand SUV, berline premium, modèle importé), quelques réflexes s’imposent. Vérifiez le poids réel en ordre de marche sur la fiche technique, demandez au concessionnaire si le modèle dispose bien d’un éco-score validé donnant droit à l’exonération, et calculez la taxe potentielle après l’abattement de 600 kg. Pour un véhicule frôlant les 2,5 tonnes sans éco-score, la facture peut vite grimper de plusieurs milliers d’euros.
Chez Attirance Auto, nous suivons de près ces évolutions fiscales pour vous aider à faire le bon choix. Besoin d’un accompagnement pour comparer les modèles, estimer le coût total ou dénicher une électrique éligible à l’exonération ? Contactez notre équipe : nous vous guidons vers le véhicule le plus adapté à votre budget et à votre usage.