
C’est la fin d’une histoire commencée en 2017. En juin 2026, la dernière Alpine A110 thermique quitte les chaînes de l’usine de Dieppe, en Normandie. La berlinette à moteur central, devenue une icône du sport automobile français, tire sa révérence pour laisser place à une nouvelle ère 100 % électrique. Retour sur la fin d’une légende et sur ce qui attend les passionnés.
La décision d’arrêter la production de l’Alpine A110 n’est pas une surprise totale, mais elle marque un tournant. Depuis 2024, Alpine réduisait déjà volontairement ses volumes à 1 500 exemplaires par type homologué, afin de continuer à bénéficier des dérogations prévues par la réglementation européenne GSR 2 (General Safety Regulation). Cette norme impose des équipements de sécurité avancés que la plateforme actuelle de la berlinette, conçue il y a près de dix ans, ne pouvait plus suivre sans investissements massifs.
Pour 2026, le programme prévoyait une ultime fournée de 3 000 unités, réparties sur deux versions. Une fois ces exemplaires écoulés, la production thermique cesse définitivement. La berlinette n’aura donc connu qu’une seule génération sous sa forme moderne, relancée en 2017 en hommage à l’A110 originelle de Jean Rédélé, victorieuse au Rallye de Monte-Carlo en 1973.
Pour célébrer ce départ, Alpine a dévoilé une édition spéciale qui restera dans les mémoires : l’A110 R Ultime. Produite à seulement 110 exemplaires, un clin d’œil au nom du modèle, elle pousse la recette à son paroxysme.
Avec un rapport poids-puissance exceptionnel, l’A110 R Ultime incarne tout ce qui a fait le succès de la berlinette : la légèreté avant la puissance brute, l’agilité avant les chiffres. Une philosophie à contre-courant des sportives toujours plus lourdes et complexes.
Au-delà du modèle, c’est tout un savoir-faire qui est en jeu. L’usine de Dieppe fabrique les Alpine depuis des décennies et reste le cœur historique de la marque. La bonne nouvelle pour l’emploi local et pour les amateurs : le site ne ferme pas. Il se prépare au contraire à produire la future Alpine A110 électrique, dont la commercialisation est attendue pour la fin 2026.
Cette transition illustre le pari d’Alpine, filiale sportive de Renault, qui mise désormais entièrement sur l’électrique pour bâtir une gamme complète : citadine A290, crossover A390, puis la nouvelle berlinette et, à terme, un coupé 2+2 et un grand SUV.
La future A110 électrique reposera sur la plateforme APP (Alpine Performance Platform), spécialement développée pour les sportives de la marque. Les premières informations techniques annoncent un programme ambitieux :
Le défi est immense : conserver l’âme de la berlinette, sa légèreté et son plaisir de conduite, malgré l’ajout d’une batterie. Les puristes restent partagés, certains estimant qu’une Alpine électrique ne pourra jamais retrouver la magie du quatre cylindres thermique. D’autres y voient l’occasion de réinventer le mythe pour une nouvelle génération de passionnés.
Pour les amateurs, la fin de production de l’Alpine A110 thermique soulève une vraie question patrimoniale. Voici quelques conseils pratiques à garder en tête :
En clair, une A110 thermique bien entretenue représente à la fois un plaisir de conduite intact et un placement potentiellement intéressant pour les années à venir.
La fin de l’Alpine A110 thermique en juin 2026 referme un chapitre, mais en ouvre aussitôt un autre. La berlinette laisse derrière elle l’image d’une sportive unique, fidèle à une philosophie de légèreté trop rare aujourd’hui. Son passage à l’électrique sera scruté de près : Alpine joue gros pour prouver qu’une voiture de sport zéro émission peut faire battre le cœur des passionnés.
Chez Attirance Auto, nous suivons de près l’évolution des sportives françaises et des nouveautés du marché. Que vous rêviez d’une berlinette de collection ou que vous prépariez votre prochain achat, retrouvez nos analyses, essais et conseils pour faire le bon choix.