
Un an et demi après son lancement, la Renault 4 électrique reçoit sa première mise à jour de mi-carrière. Annoncées le 8 octobre 2026, les évolutions touchent l’autonomie, l’équipement et surtout l’offre : une nouvelle version d’accès à batterie LFP, baptisée Jogging, vient compléter la gamme. Voici ce qu’il faut retenir avant de passer commande.
Renault n’a pas touché aux puissances, mais a optimisé l’efficience de la citadine rétro. Les gains sont modestes, mais ils vont dans le bon sens :
Une offre à plus grande autonomie n’est pas attendue avant 2027. Pour les gros rouleurs, la version 52 kWh reste donc la référence de la gamme.
La vraie nouveauté est la version Jogging. Elle reprend le moteur de 80 kW (110 ch) dérivé de la future Twingo électrique et l’associe à une batterie LFP (lithium-fer-phosphate) de 36,5 kWh utiles, pour une autonomie annoncée de 305 km. Cette chimie est réputée plus économique et plus endurante dans le temps, ce qui permet à Renault de proposer une porte d’entrée plus abordable.
Les compromis sont connus : le chargeur alternatif passe de 11 kW bidirectionnel à 6,6 kW, et la recharge rapide en courant continu plafonne à 80 kW, soit environ 25 minutes pour passer de 10 à 80 %. Côté équipement, la Jogging conserve l’essentiel : climatisation manuelle, instrumentation numérique de 7 pouces, écran tactile de 10,1 pouces avec Apple CarPlay et Android Auto, et caméra de recul. Son prix n’a pas encore été communiqué.
Dans un marché où le ticket d’entrée de l’électrique reste un frein, l’arrivée d’une version LFP devrait faire baisser la facture d’accès à la Renault 4. Il faudra toutefois attendre la grille tarifaire officielle pour comparer avec la Renault 5 ou avec les citadines chinoises, de plus en plus offensives.
Cette mise à jour apporte aussi plusieurs équipements utiles au quotidien :
Les cellules LFP n’utilisent ni nickel ni cobalt, deux métaux coûteux. Elles supportent mieux les recharges complètes répétées et vieillissent généralement avec moins de stress, ce qui rassure les acheteurs d’occasion comme les loueurs. En contrepartie, leur densité énergétique est un peu plus faible : à encombrement égal, on stocke moins d’énergie, d’où les 36,5 kWh utiles de la Jogging.
Le segment des citadines électriques abordables s’est considérablement animé. Entre les modèles chinois, les nouveautés européennes et les séries spéciales, Renault doit défendre sa position. En élargissant le bas de gamme sans renoncer au style néo-rétro qui fait le succès de la Renault 4, la marque cherche à conquérir une clientèle plus large, notamment les ménages qui hésitaient encore à passer à l’électrique.
Le choix dépendra surtout de votre usage. Pour une utilisation urbaine et périurbaine avec recharge à domicile, la future Jogging et ses 305 km devraient largement suffire. Si vous roulez régulièrement sur autoroute, la version 150 ch et 52 kWh, capable d’afficher 415 km, offre plus de marge, ainsi qu’une recharge plus rapide.
Pensez aussi à vérifier les aides disponibles au moment de la commande, à comparer les offres de location longue durée et à anticiper l’installation d’une prise renforcée à domicile. Enfin, si vous envisagez de revendre votre véhicule thermique, faites estimer sa valeur avant de signer : la reprise peut peser dans le budget global.
Sans bouleverser la recette, Renault affine sa Renault 4 électrique avec un peu plus d’autonomie, des équipements pratiques et surtout une version LFP plus accessible. Reste à connaître le prix de la Jogging pour juger de sa vraie pertinence. Chez Attirance Auto, nous suivons de près ces évolutions : contactez-nous pour être conseillé dans votre projet d’achat, d’échange ou de reprise de véhicule.