Accueil/Le Mag/Malus au poids : les voitures électriques finalement…
Actualités

Malus au poids : les voitures électriques finalement épargnées en 2026

11 août 20264 min de lecture
Malus au poids : les voitures électriques finalement épargnées en 2026

Coup de théâtre fiscal en cette rentrée 2026 : le malus au poids voiture électrique, qui devait entrer en vigueur au 1er juillet, a finalement été supprimé. Les modèles 100 % électriques restent donc totalement exonérés de cette taxe pendant toute l’année 2026, quelle que soit leur masse. Une excellente nouvelle pour les acheteurs de grands SUV et de berlines premium à batterie, qui étaient les premiers visés par le dispositif.

Ce que prévoyait le malus au poids pour les électriques

Créé en 2022, le malus au poids ne concernait à l’origine que les voitures thermiques neuves les plus lourdes. Son seuil de déclenchement, fixé initialement à 1 800 kg, a été abaissé à 1 600 kg en 2024, puis à 1 500 kg depuis le 1er janvier 2026. Au-delà de ce seuil, chaque kilo supplémentaire est facturé selon un barème progressif, de 10 €/kg à 30 €/kg pour les véhicules les plus imposants.

La loi de finances pour 2025 avait programmé l’intégration des véhicules électriques au dispositif à compter du 1er juillet 2026. Pour tenir compte du poids des batteries, un abattement de 600 kg était prévu. Le calcul restait simple : on retranchait 600 kg à la masse du véhicule, puis on comparait le résultat au seuil de 1 500 kg. En pratique, une voiture électrique n’aurait commencé à être taxée qu’au-delà d’environ 2 100 kg.

Des pénalités qui pouvaient dépasser 1 700 €

Concrètement, un SUV électrique de 2 250 kg aurait affiché une masse taxable de 1 650 kg après abattement. Selon le barème envisagé avant le retrait de la mesure, sa pénalité aurait pu dépasser 1 700 € dès la première immatriculation. À l’inverse, les citadines et compactes populaires — Renault 5 E-Tech, Peugeot e-208, Fiat 500e ou Tesla Model 3 Propulsion — seraient restées largement hors du champ de la taxe.

Les modèles les plus exposés étaient donc les grands SUV familiaux à six ou sept places, les berlines premium équipées de grosses batteries et certaines versions à transmission intégrale, plus lourdes par nature.

Pourquoi le malus au poids voiture électrique a été annulé

L’extension de la taxe aux véhicules à batterie a été retirée lors de l’adoption définitive du budget 2026, fin janvier. La décision est le fruit d’une pression intense de la filière automobile, emmenée notamment par la Plateforme automobile (PFA), le CCFA, Renault et Stellantis.

Le contexte pesait lourd : le marché du véhicule neuf ralentit, et les professionnels redoutaient qu’une nouvelle taxe freine encore des ventes d’électriques déjà fragilisées par des prix élevés. Ajouter une pénalité fiscale aux modèles familiaux et haut de gamme aurait par ailleurs envoyé un signal difficile à concilier avec les objectifs d’électrification du parc automobile français.

Résultat : les véhicules électriques conservent leur exonération totale sur l’ensemble de l’année 2026, sans aucune condition liée au poids ou à l’éco-score. Un soulagement pour les ménages qui lorgnaient un grand SUV zéro émission.

Attention : les hybrides rechargeables restent taxés

Le répit ne profite qu’aux 100 % électriques. Les hybrides rechargeables (PHEV), eux, restent pleinement soumis au malus au poids, et selon un régime nettement moins favorable. Leur double motorisation — moteur thermique, batterie et moteur électrique — se traduit souvent par une masse élevée.

La situation est parfois paradoxale : certains PHEV échappent au malus lié aux émissions de CO₂, mais écopent d’une lourde pénalité au titre de leur poids. La Fédération nationale de l’automobile cite l’exemple du Peugeot 5008 hybride rechargeable, qui supporterait une taxe de 6 100 € uniquement en raison de sa masse.

Pour la filière, cette fiscalité détourne les acheteurs de modèles pourtant présentés comme des solutions de transition. L’intérêt écologique d’un hybride rechargeable dépend en effet largement de son usage : sa consommation reste basse si la batterie est rechargée régulièrement, mais grimpe vite lorsqu’il roule surtout au thermique.

Un sursis qui pourrait ne pas durer

Cette exonération est-elle définitive ? Rien n’est moins sûr. Le sujet pourrait revenir sur la table lors de la préparation du budget 2027. La baisse continue des recettes issues de la taxe sur les carburants, liée au recul des ventes d’essence et de gazole, pousse l’État à chercher de nouvelles sources de financement pour l’entretien du réseau routier. Les grosses électriques pourraient alors se retrouver de nouveau dans le viseur.

Nos conseils si vous envisagez l’achat d’un véhicule lourd en 2026 :

En clair, 2026 offre une parenthèse fiscale favorable aux voitures électriques, même les plus imposantes. Pour y voir clair sur le modèle qui correspond à votre budget et à votre usage, retrouvez tous nos essais, comparatifs et conseils d’achat sur Attirance Auto et faites le bon choix avant que la fiscalité ne change à nouveau.

Retour au Mag

À lire aussi

Actualités

Chery débarque en France : 4 SUV Tiggo hybrides pour défier Renault et Peugeot

10 Août 2026
Actualités

Volkswagen Tiguan Edition 20 : la série spéciale anniversaire du SUV best-seller dès 55 900 €

9 Août 2026
Actualités

Škoda Enyaq et Elroq 2026 : batteries LFP, V2L et prix revus à l’arrivée en concession

7 Août 2026