
Le projet de loi de finances 2027 vient de dévoiler son nouveau barème du malus écologique, et la note s’annonce plus salée qu’en 2026. Seuil de déclenchement abaissé, plafond relevé à 90 000 €, malus au poids renforcé, et une mesure inédite qui pourrait toucher directement le marché de l’occasion : voici ce qui va changer au 1er janvier 2027, et comment vous y préparer avant d’acheter votre prochaine voiture.
Depuis 2020, le malus CO2 suit une pente régulière : chaque année, le seuil à partir duquel il se déclenche baisse, tandis que le montant maximal grimpe. En 2026, la taxe démarrait à 108 grammes de CO2 par kilomètre, avec un plafond fixé à 80 000 € pour les véhicules les plus émetteurs. Le projet de budget 2027, encore en débat au Parlement, prévoit d’aller plus loin sur les deux tableaux à la fois.
Selon le texte actuellement discuté, le malus commencerait à s’appliquer dès 100 grammes de CO2 par kilomètre environ, contre 108 g/km en 2026. Concrètement, des modèles qui échappaient encore à la taxe cette année basculeraient dans le barème sans avoir changé le moindre gramme d’émission : c’est la mécanique du seuil glissant qui fait l’essentiel du travail.
Le montant maximal du malus, appliqué aux véhicules émettant plus de 190 g/km, passerait de 80 000 € à 90 000 €. Un chiffre qui concerne surtout le haut de gamme et les grosses cylindrées thermiques, mais qui illustre la logique d’ensemble : l’État attend plus d’un milliard d’euros de recettes de malus en 2027, contre environ 700 millions en 2026.
Moins connu que le malus CO2, le malus au poids cible les véhicules lourds — SUV, pick-up, gros breaks. Le projet de budget prévoit un abaissement du seuil de déclenchement, fixé à 1 500 kg, avec une progressivité renforcée : environ 10 €/kg au premier palier, jusqu’à 30 €/kg au-delà de 2 000 kg. Comme aujourd’hui, les véhicules 100 % électriques resteraient exemptés de ce malus, quelle que soit leur masse.
C’est sans doute le point le plus sensible pour les automobilistes qui n’achètent pas de voiture neuve : un malus au changement de titulaire, c’est-à-dire une taxe potentiellement due lors de l’achat d’une voiture d’occasion, était initialement envisagé pour 2026. Il a été repoussé au 1er janvier 2027, sous réserve de l’adoption définitive de la loi de finances. Le montant serait réduit en fonction de l’âge et du kilométrage du véhicule, mais le principe même — faire contribuer aussi le marché de la seconde main — marque une rupture avec la logique actuelle, où seul le premier propriétaire d’un véhicule neuf est concerné par le malus.
Ce projet reste débattu à l’Assemblée nationale et son contour définitif (montants, exemptions, entrée en vigueur exacte) pourrait encore évoluer d’ici l’adoption du budget. Une règle simple reste toutefois valable dans tous les cas : le barème applicable dépend de la date d’immatriculation du véhicule, pas de la date de commande ou de signature du bon de commande.
Que vous visiez le neuf ou l’occasion, plusieurs réflexes permettent d’anticiper ce durcissement :
Face à une fiscalité qui se complexifie un peu plus chaque année, l’occasion garantie reste une valeur sûre : les véhicules de notre stock sont déjà immatriculés, leur situation fiscale est donc connue et figée, sans mauvaise surprise au moment de la carte grise. Nos équipes suivent de près l’évolution du malus écologique et peuvent vous aider à choisir un véhicule qui correspond à votre budget réel, taxes comprises.
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