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Geely E2 : la citadine électrique chinoise débarque en France à 20 990 €

12 août 20265 min de lecture
Geely E2 : la citadine électrique chinoise débarque en France à 20 990 €

Le marché de la citadine électrique accessible vient de gagner un nouveau prétendant. Le 7 août 2026, Geely a officialisé la commercialisation en France de sa citadine électrique E2, attendue dans les concessions dès le mois de septembre. Avec un prix d’appel fixé à 20 990 €, le constructeur chinois s’attaque frontalement à la Renault 5 E-Tech et à la Citroën ë-C3, les deux références du segment dans l’Hexagone.

Geely accélère son offensive en France

Ce lancement n’est pas un coup d’essai. Après avoir installé sa marque dans l’Hexagone avec les SUV E5 et Starray EM-i, le géant de Hangzhou complète sa gamme par le bas avec un modèle bien plus stratégique en volume. La E2, connue en Chine sous le nom d’EX2, circule déjà dans une vingtaine de pays. Selon les chiffres communiqués par le constructeur, elle a été en 2025 la voiture la plus vendue de son segment à l’échelle mondiale, avec près de 460 000 exemplaires écoulés.

Derrière ce lancement, une ambition assumée : Geely vise 70 concessions en France d’ici la fin de l’année 2026, puis 170 points de vente en 2028. Un maillage qui reste inférieur à celui des marques historiques, mais suffisant pour couvrir les grandes agglomérations, là où se concentre la demande de citadines électriques.

Un gabarit de citadine, un coffre de compacte

Avec 4,13 m de long, la Geely E2 se situe pile dans le format des citadines polyvalentes, à un centimètre près de la Renault Clio. Son dessin tout en rondeurs n’est pas sans rappeler les Smart #1 et #3 — une parenté logique puisque Smart appartient à la galaxie Geely.

L’argument le plus convaincant se trouve à l’arrière : 375 litres de coffre, une valeur digne du segment supérieur, complétés par un coffre avant (frunk) de 70 litres, parfait pour ranger les câbles de recharge sans encombrer l’habitacle. Banquette rabattue, le volume grimpe à 1 320 litres. Pour une famille qui cherche une seule voiture électrique polyvalente, l’argument pèse lourd.

Deux batteries, trois finitions

Techniquement, la E2 repose sur la plateforme GEA, dont la structure a été adaptée pour répondre aux exigences européennes en matière de sécurité. La gamme s’articule autour de trois finitions : Pro, Max et Max+.

Le constructeur ne communique pas officiellement sur la puissance, mais les informations recueillies en Chine évoquent un moteur unique d’environ 115 ch implanté sur l’essieu arrière — une architecture propulsion rare à ce niveau de prix.

Côté équipement, la E2 applique la recette désormais bien rodée des constructeurs chinois : une dotation de série généreuse. Dès l’entrée de gamme, on trouve la conduite autonome de niveau 2, un écran multimédia de 14,6 pouces, des sièges chauffants et une suspension arrière multibras. Ce dernier point mérite d’être souligné : rares sont les citadines à s’offrir ce raffinement, généralement réservé aux compactes.

Face à la Renault 5 : le match des chiffres

La comparaison s’impose. La Renault 5 E-Tech revendique 312 km d’autonomie en version Autonomie Urbaine et jusqu’à 410 km en Autonomie Confort. Sur ce terrain, la française conserve l’avantage. La Geely joue donc sa carte ailleurs : sur le prix d’appel, sur le volume de coffre et sur la garantie de 8 ans ou 200 000 km, un argument commercial redoutable pour rassurer des acheteurs encore hésitants face à une marque inconnue.

Reste un point crucial à vérifier avant de signer : l’éligibilité au bonus écologique. Depuis la mise en place de l’éco-score de l’ADEME, les véhicules produits hors d’Europe en sont fréquemment exclus, en raison de l’empreinte carbone de leur fabrication et de leur transport. Une E2 non éligible perd immédiatement une partie de son avantage tarifaire face à une R5 produite à Douai. La question devra être tranchée au moment de l’ouverture des commandes en septembre.

Nos conseils avant de vous décider

Quelques réflexes simples pour éviter la mauvaise surprise :

Une pression bienvenue sur les prix

Au-delà du cas Geely, cette arrivée confirme une tendance de fond : la citadine électrique sous les 25 000 € n’est plus une promesse, c’est une réalité de marché. Entre la Renault 5, la Citroën ë-C3, la Dacia Spring, la BYD Dolphin Surf et désormais la Geely E2, l’acheteur français dispose enfin d’un vrai choix — et cette concurrence tire mécaniquement les tarifs vers le bas.

Chez Attirance Auto, nous suivons de près l’arrivée de ces nouveaux modèles pour vous aider à faire le tri entre les effets d’annonce et les vraies bonnes affaires. Retrouvez tous nos guides d’achat et nos analyses du marché automobile pour choisir votre prochaine voiture en toute sérénité.

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