
Après des semaines de records, le prix des carburants commence enfin à reculer à la pompe. Selon les derniers relevés, le gazole s’affiche à 2,345 €/L et le SP95-E10 à 2,140 €/L début octobre 2026. Une baisse timide, mais portée par une annonce forte : le 2 octobre, les pays du G7 ont décidé de libérer 100 millions de barils sur quatre mois.
D’après les moyennes nationales du ministère, le gazole est passé de 2,383 €/L mi-septembre à 2,356 €/L la semaine du 2 octobre, soit près de trois centimes de moins en deux semaines. Le SP95-E10 suit la même pente, de 2,151 € à 2,140 €. Le relevé du 7 octobre confirme la tendance pour le diesel (2,345 €/L), tandis que le SP98 (2,226 €/L), le superéthanol E85 (0,904 €/L) et le GPL (1,045 €/L) enregistrent de légères hausses sur la semaine.
Ces niveaux restent toutefois très élevés : le diesel coûte encore environ 68 centimes de plus qu’avant le début du conflit au Moyen-Orient, et dépasse largement son niveau d’avril (2,239 €/L).
Le Brent s’échange autour de 101 dollars le baril, contre plus de 120 dollars au printemps. Mais le prix à la pompe ne dépend pas que du brut. La marge de raffinage a explosé : environ 235 €/tonne en septembre contre 40 € en février, car plusieurs raffineries du Golfe ont été endommagées et les importations de diesel ont chuté. Début octobre, cette marge est redescendue vers 125 €/tonne, un signal encourageant.
Les taxes fixes (accises et TVA) représentent environ 42 % du prix du gazole. Résultat : quand le baril baisse, l’effet sur votre facture est mécaniquement atténué. À cela s’ajoutent un euro faible face au dollar, qui renchérit le pétrole libellé en dollars, et des distributeurs qui écoulent encore des stocks achetés plus cher.
La libération coordonnée de 100 millions de barils, dont du diesel sous 20 jours, vise à détendre un marché physique très tendu. Les observateurs estiment que les prix pourraient commencer à baisser nettement avant la fin octobre. Mais la prudence reste de mise : une nouvelle attaque sur des infrastructures du Golfe suffirait à inverser la tendance en quelques jours.
Concrètement, pour un conducteur diesel parcourant 15 000 km par an avec une consommation de 6 L/100 km, soit 900 litres, une baisse de 10 centimes par litre représenterait environ 90 € d’économie annuelle. À l’inverse, un retour des tensions sur le brut ferait vite remonter la note. Les professionnels de la route, les artisans et les gros rouleurs sont les premiers concernés, d’où l’intérêt de suivre l’évolution des prix chaque semaine et de planifier ses déplacements les plus longs.
Difficile d’en faire une règle : la baisse attendue est progressive et incertaine. Si votre réservoir est à moitié plein, vous pouvez patienter une à deux semaines et surveiller les relevés. Si vous devez rouler beaucoup, mieux vaut ne pas spéculer et privilégier la station la moins chère de votre trajet. Pour les gros rouleurs, c’est aussi le bon moment de comparer le coût réel au kilomètre entre diesel, essence, hybride et électrique.
Un véhicule bien entretenu consomme moins : filtres propres, pneus gonflés correctement, huile adaptée. Un contrôle régulier chez un professionnel est le moyen le plus simple de limiter la dépense, quel que soit le cours du baril.
Le prix des carburants amorce une décrue encore fragile, soutenue par la détente du brut, la baisse des marges de raffinage et l’intervention du G7. En attendant un retour à des niveaux plus raisonnables, comparer, anticiper et entretenir son véhicule reste la meilleure parade. Chez Attirance Auto, nos équipes vous accompagnent pour trouver le véhicule le plus économe selon votre usage : contactez-nous pour un conseil personnalisé.