
La presse spécialisée vient de prendre le volant de la version la plus stratégique de la compacte d’Opel : l’Opel Astra Hybrid 145 restylée, essayée fin août 2026. Avec la disparition du 1.2 Turbo essence classique, cette hybridation légère 48V devient l’entrée de gamme du modèle. Et surtout, elle affiche des rejets de CO2 qui la placent tout juste à la limite du malus écologique 2026, un argument devenu décisif pour beaucoup d’acheteurs français.
Par rapport à la version lancée en 2022, la compacte allemande adopte la dernière évolution du Vizor, cette calandre pleine largeur désormais rehaussée d’un logo éclairé en permanence et, pour la première fois, de l’« Opel Compass » lumineux, ces petites barres verticales situées de part et d’autre du blitz.
Les évolutions ne sont pas seulement cosmétiques :
Sous le capot, on retrouve un trois cylindres 1.2 turbo essence de 136 ch associé à un petit moteur électrique de 21 kW (28 ch) intégré à une boîte automatique à double embrayage e-DCT 6 signée Punch Powertrain. La puissance cumulée ne dépasse jamais 145 ch, pour un couple de 230 Nm côté thermique et 51 Nm côté électrique.
La différence avec un hybride rechargeable est fondamentale : la batterie de 0,890 kWh se recharge toute seule au freinage et à la décélération. Aucune prise, aucun câble, aucune contrainte. Le moteur électrique assiste le thermique au démarrage et à basse vitesse, ce qui permet de rouler en pur électrique sur de courtes distances, typiquement dans les embouteillages et les manœuvres de stationnement.
Résultat : une consommation mixte WLTP annoncée entre 4,7 et 5 l/100 km, particulièrement flatteuse en ville et en usage périurbain. Sur autoroute en revanche, le petit trois cylindres doit travailler dur et la consommation grimpe rapidement, jusqu’à 8,5 l/100 km lors d’une portion à vitesse élevée pendant l’essai. Les performances restent mesurées : 9 secondes de 0 à 100 km/h et 210 km/h en pointe.
La gamme Astra Hybrid 145 en berline s’échelonne de 32 650 € à 37 250 €, hors promotions et hors malus éventuel. Trois finitions sont proposées :
Le break Sports Tourer réclame 1 150 € de plus. À titre de comparaison, la Peugeot 308 Hybrid 145 Style, dotée de la même mécanique, démarre à 33 850 €, la Citroën C4 Hybride 145 Plus à 32 750 € et la Volkswagen Golf eTSI 116 à 36 500 €. L’Astra reste donc l’une des mieux placées de sa catégorie.
C’est le point à surveiller de très près. Les rejets de CO2 de l’Astra Hybrid 145 sont compris entre 106 et 112 g/km selon la configuration, alors que le malus écologique 2026 se déclenche à partir de 108 g/km. Autrement dit, une voiture bien configurée passe entre les gouttes, tandis qu’une version chargée d’options, avec de grandes jantes, peut basculer du mauvais côté.
La bonne nouvelle : même dans le pire des cas, la pénalité reste limitée à environ 150 €, une somme dérisoire comparée aux montants atteints par les SUV thermiques. Et avec 1 457 kg à vide, l’Astra échappe totalement à la taxe au poids, qui ne concerne que les véhicules dépassant 1 500 kg. Cette double clémence fiscale est précisément ce qui rend cette motorisation intéressante face au diesel 130 ch (à partir de 33 550 €), à l’hybride rechargeable 195 ch (40 600 €) et à la version électrique de 156 ch (38 990 €, désormais créditée de 454 km d’autonomie WLTP).
Confortable, souple, bien équipée et facile à vivre, l’Opel Astra Hybrid 145 restylée est un choix rationnel pour qui refuse à la fois le diesel et la contrainte de la prise de courant. Elle montre ses limites dès qu’on la brusque, avec un comportement un peu trop souple en évitement et une sonorité mécanique présente à haut régime, mais elle coche l’essentiel des cases pour un usage quotidien.
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