
C’est un tournant discret mais spectaculaire : en septembre 2026, le diesel neuf ne représente plus que 2 % des immatriculations de voitures particulières en France. Selon les chiffres publiés le 1er octobre par AAA Data, à peine 2 412 voitures diesel ont trouvé preneur sur le mois, soit 62 % de moins qu’un an plus tôt. L’essence n’est pas épargnée avec 16 391 unités, en recul de 39 %. Dans un contexte de prix des carburants à des niveaux records, les automobilistes tournent massivement le dos aux moteurs thermiques purs.
Le marché français des voitures neuves a progressé de 12 % en septembre, avec 156 629 immatriculations. Mais la répartition par énergie a profondément changé :
Sur les neuf premiers mois de 2026, le diesel pèse seulement 2,4 % des ventes neuves (environ 29 000 voitures), tandis que l’essence tombe à 13,7 % contre 22,3 % un an plus tôt. Les motorisations électrifiées, elles, dominent désormais largement le paysage.
Le premier moteur de ce basculement est économique. Les tensions au Moyen-Orient ont fait grimper les prix à la pompe à des niveaux historiques, ce qui renchérit le coût d’usage d’une voiture thermique. La consommation de carburant routier a d’ailleurs reculé de 5 % sur les huit premiers mois de l’année, signe que les ménages adaptent leurs déplacements et leurs achats.
Le leasing social, dont la troisième édition a ouvert le 16 juillet 2026, propose 50 000 voitures à 200 euros par mois maximum pour les foyers modestes. Les ventes aux particuliers ont bondi de 27 % en septembre et représentent 57 % du marché ; près d’un acheteur particulier sur deux (47 %) a choisi une électrique. S’ajoutent le bonus CEE, ainsi que de nouvelles aides depuis le 1er septembre pour les gros rouleurs, les taxis et l’achat d’une électrique d’occasion.
Le malus CO2 s’applique dès 108 g/km, ce qui touche de nombreux modèles essence et diesel. Côté flottes d’entreprises, le virage est encore plus net : pour la première fois au premier semestre 2026, l’électrique est la motorisation la plus achetée pour les voitures de flotte.
Si le neuf se transforme à toute vitesse, le marché de l’occasion reste, lui, très thermique. En septembre, 435 236 transactions ont été enregistrées (-5 %), dont 40 % de diesel et 39 % d’essence. Plus de la moitié des voitures échangées (52 %) ont plus de dix ans. Les électriques d’occasion progressent toutefois de 32 % et atteignent 5 % des ventes, avec 22 428 unités.
Autrement dit, le parc roulant français évolue beaucoup plus lentement que les ventes neuves : le diesel va rester présent sur nos routes pendant de longues années, même si son avenir à la vente est désormais très restreint.
Ces chiffres ne signifient pas qu’il faille changer de voiture dans la précipitation. Voici quelques pistes concrètes pour décider sereinement :
Le diesel, qui dominait encore largement le marché il y a quelques années, devient un produit de niche dans le neuf. L’essence recule fortement, l’hybride reste en tête avec 43 % de parts de marché, et l’électrique talonne avec 42 %. La question des prochains mois sera de savoir si l’électrique parvient à dépasser durablement l’hybride, tandis que les chiffres d’octobre seront publiés début novembre.
Que vous souhaitiez garder votre diesel, passer à l’hybride ou franchir le pas de l’électrique, il est utile de comparer les offres avant de décider. Retrouvez sur Attirance Auto nos essais, nos guides d’achat et toute l’actualité des aides pour faire le bon choix au meilleur prix.
Sources : AAA Data (communiqué du 1er octobre 2026) et France Épargne (1er octobre 2026).
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