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Tour Auto 2026 : la 35e édition Paris-Biarritz a réuni 247 voitures de légende
Le Tour Auto 2026 vient de refermer le rideau sur une 35e édition magistrale. Du 3 au 9 mai, près de 250 voitures historiques ont parcouru les plus belles routes de France, du Grand Palais à Paris jusqu’à la Côte basque à Biarritz. Une semaine de passion, de mécanique précieuse et d’émotion partagée par des milliers de spectateurs massés le long des étapes. Retour sur l’édition qui restera dans les annales du rallye historique français.
Tour Auto 2026 : un parcours mythique de Paris à Biarritz
Organisé par Peter Auto sous l’égide d’Optic 2000, le Tour Auto 2026 a choisi le Sud-Ouest comme terrain de jeu pour sa 35e édition. Le coup d’envoi a été donné le dimanche 3 mai depuis le Grand Palais, écrin parisien désormais incontournable de l’épreuve, avant un départ officiel le lendemain depuis le Château de Courances.
Le tracé, conçu sur cinq étapes, a emmené les équipages sur plus de 2 000 kilomètres et a alterné spéciales de régularité, étapes de liaison à travers des paysages d’exception et confrontations sur des circuits mythiques :
- Nevers Magny-Cours, théâtre du Grand Prix de France pendant des décennies
- Le circuit d’Albi, où s’est écrite une partie de l’histoire du sport automobile français
- Le tracé technique de Pau-Arnos
- Et enfin Nogaro, en clôture, dans le Gers
Entre deux circuits, les participants ont traversé Clermont-Ferrand et le Massif central, longé le Pont du Gard, puis remonté de Toulouse vers Pau pour finir en beauté à Biarritz le samedi 9 mai. Une ode aux routes secondaires françaises, loin des autoroutes, sur les itinéraires qui ont fait la légende du rallye européen des années 1950 et 1960.
247 voitures historiques au départ : un plateau exceptionnel
Cette année, le plateau a frôlé les 250 voitures engagées, soit l’un des chiffres les plus élevés depuis la renaissance moderne de l’épreuve. Toutes étaient éligibles selon le règlement Peter Auto : seuls les véhicules construits entre 1951 et 1986 ayant un palmarès en compétition ou un modèle homologué en course pouvaient prendre le départ.
Les italiennes en force
La péninsule a fourni un contingent impressionnant. On a admiré une rare Alfa Romeo T33/2, deux Alfa Romeo Giulietta SZ, plusieurs Ferrari 308 Gr.IV ainsi que deux 365 GTB/4 Competizione. Une version Groupe 4 de la 275 GTB a également séduit le public, sans oublier trois Lancia Stratos et deux Lancia 037 désormais éligibles à l’épreuve.
Les anglaises, les françaises et les américaines
Côté britannique, plusieurs Ford GT40, Cobra et Jaguar Type E ont défendu les couleurs de Sa Majesté. Les françaises étaient représentées par les inévitables Alpine A110 et Renault 8 Gordini, tandis que les muscle cars américaines ont apporté la grosse cylindrée et le son qui va avec.
Les vainqueurs du Tour Auto 2026
Deux classements distincts coexistent depuis longtemps sur le Tour Auto : le VHC (Véhicules Historiques de Compétition), version la plus rapide et la plus exigeante, et la catégorie Régularité, où l’objectif est de coller au plus près d’un temps imposé sur chaque spéciale.
Victoire de la Ford GT40 en VHC
En compétition, le duo français Emile Breittmayer et Stéphane Prevot s’est imposé au volant d’une Ford GT40. La barquette américaine a tenu bon sur l’ensemble des spéciales, repoussant ses poursuivants à plus de deux minutes au classement général final. Une victoire saluée comme l’une des plus impressionnantes des dernières éditions.
Une Porsche 911 sacrée en Régularité
Dans la catégorie Régularité, c’est la famille Sucari qui a triomphé au volant d’une Porsche 911. Avec seulement 2,1 secondes de pénalité d’avance sur ses concurrents directs, le duo a fait preuve d’une régularité d’horloger sur l’ensemble des cinq étapes. Une discipline où la mécanique passe parfois au second plan, derrière la concentration et la précision du pilotage.
Pourquoi le Tour Auto reste un événement culte
Au-delà des chiffres, le Tour Auto incarne une certaine idée du sport automobile : celle d’un patrimoine roulant. Pour les amateurs de voitures de collection, l’épreuve est l’occasion unique de voir des pièces de musée sortir de leur écrin et rugir à pleine charge sur les routes nationales et les circuits historiques.
Plusieurs raisons expliquent l’engouement croissant autour de l’événement :
- Une accessibilité au public : les départs des spéciales et les passages en ville sont gratuits et permettent à chacun de s’approcher des bolides
- Une diversité mécanique rare : Berlinettes, GT, prototypes des années 1960 et coupés sportifs cohabitent au sein du même plateau
- Une vraie aventure humaine sur cinq jours, qui transforme les équipages en compagnons de route
- Un patrimoine roulant valorisé : chaque voiture a une histoire, parfois liée aux 24 Heures du Mans ou au championnat du monde des rallyes
Conseils pratiques pour suivre la prochaine édition
Vous avez raté le millésime 2026 et souhaitez assister à la 36e édition en 2027 ? Quelques recommandations pour bien préparer votre venue :
- Anticipez le parcours : il est annoncé dès l’automne précédent par Peter Auto
- Privilégiez les circuits : Magny-Cours, Albi, Pau-Arnos ou Nogaro offrent les meilleurs points de vue
- Soyez matinaux : les départs ont lieu tôt, idéal pour photographier les autos au calme
Conclusion : un patrimoine automobile à célébrer
Le Tour Auto 2026 a confirmé sa place de rendez-vous incontournable du calendrier des voitures historiques. Avec 247 partants, des duels épiques sur des circuits de légende et une arrivée en apothéose à Biarritz, cette 35e édition prouve une fois encore que la passion pour les belles mécaniques d’antan ne faiblit pas. Chez Attirance Auto, nous suivons de près tous les événements qui mettent en lumière le patrimoine automobile français et européen. Restez connectés : nous reviendrons sur les coulisses, les modèles marquants et les belles histoires de cette édition tout au long du mois. Et vous, quelle voiture du Tour Auto 2026 vous a le plus marqué ?