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Grand excès de vitesse : un délit dès 50 km/h au-dessus de la limite en 2026
Coup de tonnerre sur les routes françaises. Depuis le 29 décembre 2025, rouler à 50 km/h ou plus au-dessus de la vitesse autorisée n’est plus une simple contravention : c’est devenu un délit routier. Une réforme majeure qui change radicalement la donne pour les conducteurs et qui prend tout son sens en cette année 2026, alors que les chiffres de la Sécurité routière sont alarmants.
Pourquoi le grand excès de vitesse est désormais un délit
La décision n’est pas tombée du ciel. En 2024, la Sécurité routière a recensé 63 217 grands excès de vitesse, soit une explosion de 69 % par rapport à 2017. Face à cette hausse continue, le gouvernement a décidé de durcir le ton en faisant basculer cette infraction du registre contraventionnel au registre délictuel.
Concrètement, dépasser la vitesse maximale autorisée de 50 km/h ou plus, que ce soit sur une route secondaire ou sur autoroute, n’est plus traité comme un simple écart de conduite. C’est désormais considéré comme un comportement dangereux pouvant entraîner des poursuites pénales et une inscription au casier judiciaire.
Une mesure qui s’inscrit dans une logique de prévention
Cette réforme accompagne d’autres évolutions de la réglementation 2026, comme le renforcement du contrôle technique sur les airbags Takata défectueux ou la généralisation des plaques d’immatriculation roses pour les véhicules en attente d’immatriculation définitive. L’objectif est clair : sécuriser durablement le réseau routier français.
Quelles sont les nouvelles sanctions ?
Le législateur a prévu deux niveaux de réponse selon que le conducteur accepte ou refuse l’amende forfaitaire délictuelle proposée.
L’amende forfaitaire délictuelle
Pour éviter d’engorger les tribunaux, une procédure simplifiée a été mise en place. L’automobiliste peut s’acquitter d’une amende forfaitaire :
- 250 € en cas de paiement minoré (dans les 15 jours)
- 300 € en cas de paiement classique
- 600 € en cas de majoration (paiement tardif)
Cette amende reste assortie d’un retrait de 6 points sur le permis de conduire et de l’inscription du délit au casier judiciaire (bulletin n°2). À ne pas prendre à la légère, donc.
En cas de refus ou de récidive : les peines s’alourdissent
Si l’automobiliste refuse l’amende forfaitaire, il est convoqué devant le tribunal correctionnel. Les peines maximales encourues sont alors particulièrement lourdes :
- Jusqu’à 3 mois d’emprisonnement
- 3 750 € d’amende
- Suspension du permis de conduire jusqu’à 3 ans
- Interdiction de conduire certains véhicules pendant 5 ans
- Stage obligatoire de sensibilisation à la sécurité routière, à vos frais
En cas de récidive dans un délai de 5 ans, les peines sont automatiquement doublées : jusqu’à 6 mois de prison et 7 500 € d’amende.
Quel impact sur votre assurance auto ?
Le passage au délit n’est pas neutre pour votre contrat d’assurance. Les conséquences peuvent être lourdes et durables.
D’abord, votre assureur peut appliquer une majoration de prime pouvant atteindre 100 % en cas d’infraction grave. Certaines compagnies vont jusqu’à résilier le contrat à l’échéance, vous obligeant à chercher un nouvel assureur, souvent à un tarif beaucoup plus élevé via un contrat « malussé ».
Surtout, l’inscription au casier judiciaire peut compliquer la souscription d’un nouveau contrat. Pensez à vérifier votre relevé d’information assurance avant tout changement de compagnie pour éviter les mauvaises surprises.
Et le permis de conduire ?
Avec un retrait de 6 points, un grand excès de vitesse peut suffire à invalider un permis probatoire (qui ne dispose que de 6 points pendant la première année). Pour les conducteurs expérimentés, c’est la moitié du capital qui s’envole d’un coup. Récupérer ces points nécessitera soit un délai de 3 ans sans nouvelle infraction, soit un stage de récupération payant (environ 200 à 250 €).
Nos conseils pour ne pas tomber dans le piège
Avec la multiplication des radars fixes, embarqués et urbains, les automobilistes n’ont plus droit à l’erreur. Voici quelques réflexes à adopter :
- Adaptez votre vitesse au contexte : une portion d’autoroute limitée à 110 km/h pour cause de pluie ou de travaux peut transformer 160 km/h en grand excès
- Investissez dans un avertisseur de zones de danger légal, qui signale les contrôles de vitesse autorisés
- Vérifiez régulièrement votre solde de points sur le site Mes points permis
- Méfiez-vous des descentes, où la vitesse augmente très rapidement sans que le conducteur s’en aperçoive
- Programmez votre régulateur de vitesse sur les longs trajets monotones
Une réforme qui ne fait pas l’unanimité
Si la mesure est saluée par les associations de victimes de la route, certains avocats spécialisés s’inquiètent d’un engorgement potentiel des tribunaux et d’une justice à deux vitesses entre ceux qui acceptent l’amende forfaitaire et ceux qui décident de la contester. Reste que le message envoyé est limpide : sur la route, l’excès de vitesse ne sera plus toléré.
Conclusion : la prudence avant tout
Le grand excès de vitesse devenu délit en 2026 marque une rupture importante dans la politique française de sécurité routière. Avec des sanctions qui peuvent aller jusqu’à la prison et l’inscription au casier judiciaire, mieux vaut maîtriser sa vitesse plutôt que de jouer la montre. Sur Attirance Auto, retrouvez tous nos guides pratiques pour anticiper les évolutions de la réglementation, choisir la voiture la mieux équipée en aides à la conduite et adopter les bons réflexes au volant. La route est belle, à condition de la respecter.